Les entreprises performantes se projettent dans le long terme en tenant compte des logiques humaines tout aussi essentielles que les logiques financières.
La reconnaissance de profils variés et atypiques, de façons de faire différentes, le besoin accru d’écoute et de reconnaissance des professionnel.le.s pousse les entreprises à prendre davantage soin des interactions entre les individus dans l’écosystème. Créer un climat de confiance, de bienveillance dans les échanges est certes primordial mais parfois voire souvent un exercice difficile. La relation, ce « … tuyau entre deux personnes par lequel circule de la communication, du verbal et du non-verbal, des affects partagés ou non et d’autres choses que nous ne comprenons pas encore. » (Lamy et Moral, 2014) est souvent montrée du doigt et peu de compétences sont développées pour pallier aux difficultés rencontrées.
Notre capacité à appréhender la complexité est naturellement limitée et en cela nous amène à créer des schémas tels des mécanismes de défense. Notre perception des problèmes est dès lors réduite et nous empêche de porter attention aux difficultés sous-jacentes.
De plus, l’esprit de compétition s’est transporté à l’intérieur des entreprises, un lien entre « savoir » et « pouvoir » amène ainsi des professionnel.le.s en concurrence à collaborer.
Les pratiques collaboratives ont de nombreux effets aujourd’hui reconnus dans le renforcement du collectif : meilleure compréhension réciproque, régulations interpersonnelles, partage, co-création, orientation solutions,… Parfois, on se sent plus efficace seul.e ou on pense qu’il faut des expert.e.s pour analyser la situation. Parfois seul.e ou avec des expert.e.s on ne trouve pas de solutions.
Une action collective réunissant les bonnes conditions a davantage de chances de générer le dynamisme nécessaire permettant de trouver des solutions, d’avancer dans la bonne direction et d’obtenir l’adhésion de chacun.e. Or, comme l’a démontré la science, l »intelligence collective ne dépend pas du QI des individus qui composent le groupe et la diversité des profils peut significativement améliorer sa production. Si nous pensons toutes et tous pareil, il n’est pas nécessaire d’être nombreux. Dès lors, offrir le cadre nécessaire pour que chacun.e se sente en sécurité afin de participer activement et faire émerger l’ensemble des forces et richesses individuelles au sein d’un groupe de travail afin de déclencher un processus d’intelligence collective sont des clés que des facilitateur.trice.s de développement d’intelligence collective peuvent initier au sein des entreprises. Les managers, attendus dans cette nouvelle posture, pourront ainsi être formés et poursuivre la facilitation garantissant le déploiement d’une créativité fertile !